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mercredi, 03 décembre 2014

Mr. Furieux : "La Team France avait besoin d'un coach pour les jammeuses"

Mr. Furieux : "La Team France

avait besoin d'un coach pour les jammeuses"

 

Tout le monde le connaît pour son jamming délirant, développé auprès des Quad Guards (Toulouse), et chez les Southern Discomfort (Londres). Mais Mr. Furieux, a aussi intégré le staff team France en cours de route, pour faire profiter de son expertise aux filles. Il nous confie ses impressions sur cette dernière expérience !

 

Killian, Mr Furieux, Roller Derby, champion d'Europe, Toulouse, Londres

 

 

Quand as-tu rejoint le staff Team France ?


J’étais spectateur lors du gros événement qui a eu lieu à Nantes en février dernier (le SuperBrawl of Roller Derby). La Team France y affrontait le Canada et l’Angleterre. En rentrant à Londres, j’ai envoyé un message à Pierre Ardellier pour lui proposer mon aide en tant que coach jammeuse. C’est ma spécialité et je le faisais déjà auprès des LRG (London Rollergirls). Avant ça, les jammeuses n’avaient pas de cours particulier, à part avec Pierre, mais rien de vraiment adapté pour le patinage. C’était quelque chose qui manquait et je pense que ça leur a beaucoup apporté.

Tu as constaté une vraie évolution dans le jeu des jammeuses ?


Oui ! De toute façon c’est quelque chose de naturel quand les filles font du spécifique. Les jammeuses avaient un grand manque de retour sur ce qu’elles faisaient, je leur ai apporté ça. J’essaye aussi de faire en sorte qu’elles aient un jamming plus réfléchi et qu’elles voient d’elles-mêmes ce qui marche ou pas.
Il leur faut un jamming qui corresponde au haut niveau et à ce qu’elles vont voir à la World Cup pour ne pas êtres trop déphasées. Elles ont toutes énormément progressé, même celles qui n’iront pas à Dallas. Ça va beaucoup aider le derby français.

Est-ce que tu pars à Dallas ?


Je ne sais pas encore si je peux me payer le trajet. Les filles de la Team France essayent de me faire venir là-bas mais c’est compliqué. Si je ne peux pas venir j’essaierai de regarder les matchs et de faire des retours par Skype.

L’interview a été réalisée un mois avant la World Cup, entre temps il a trouvé un moyen de s’y rendre !

Quel est ton objectif, en tant que coach, pour l’équipe ?


Je ne suis pas le Head Coach donc je n’ai pas d’objectif en terme de place mais plus au niveau de la performance. Je voudrais que les jammeuses jamment comme on l’a appris pendant les stages. J’ai essayé de mettre en place des exercices pour réussir à répondre à des situations difficiles et atteindre un certain niveau. Mon objectif est de voir que l’équipe fonctionne en harmonie, avec une communication qui marche, plus que le reste. Bien sûr, l’équipe vise une place mais j’essaie de ne pas penser à ça. Si elles font le boulot, ça devrait suivre.

Comment la blessure de Cash Pistache, l'une des meilleures jammeuses de France, a t-elle été vécue ?


Ça n’a pas été pris comme un drame, le sport est comme ça alors quand ça arrive, ça fait chier, mais on n’est pas abattus. Au niveau du pôle jammeuses ça a laissé un trou mais je pense qu’on a fait ce qu’il fallait pour le combler. On est confiant car on a bien bossé le jeux des bloqueuses pour qu’il soit adapté à celui des jammeuses.

Qui l’a remplacé ?


Au moment où elle s’est blessée on n’avait pas encore de liste de jammeuses titulaires. Il y a forcément une jammeuse en partance pour Dallas qui, de fait, n’aurait pas joué mais je ne sais pas précisément qui.

Connaissez-vous bien le jeu des autres équipes ?


Il y a des équipes qu’on connaît bien, voire contre qui elles ont déjà joué, notamment au tournoi européen à Mons. Là on sait à quoi s’attendre, même si certaines filles étaient absentes. Les équipes du top on les connaît et on sait ce qu’on vaut contre elles, mais il y a des petites énigmes comme l’Argentine ou d’autres carrément inconnues comme le Japon. 
Je sais que le derby y existe depuis longtemps mais je ne sais pas à quoi correspond le niveau. Si je fais le parallèle avec l’équipe masculine que j’ai vu à la World Cup on n’a rien à craindre !

 

 

Tu as participé à la World Cup masculine en mars dernier à Birmingham. Qu’est-ce que ça fait de vivre de nouveau une coupe du monde, mais en tant que coach ?


En joueur je crois que je suis plus détendu, alors qu’avec les filles je me fais plus de soucis. J’ai peur de ne pas être là et il y a beaucoup de choses qui me stressent, je me demande “Quel sol il y aura ?” par exemple. Je sais que certaines filles n’ont pas l’habitude de ce genre de gros événements internationaux avec beaucoup de pression. Elles sont préparées pour le reste mais pas forcément pour ça.

Coacher la Team France a monopolisé beaucoup de ton temps cette année. Si c’était à refaire ?


J’ai décidé de me mettre là dedans, je l’ai voulu notamment pour les filles et oui je le referais ! D’ailleurs on commence à penser à l’après World Cup et je me demande si je remets le couvert ou pas.

Que prévoyez-vous exactement ?


Il y a beaucoup de questions au niveau du staff : qui reste ? Qui remplace qui ? Ce sont des questions qu’on va se poser avec les joueuses qui sont maintenant en Team France. L’idée c’est que le collectif continue après la World Cup et que des matchs puissent se refaire. Chez les mecs ça ne s’est pas fait et beaucoup de personnes le regrettent. C’est un peu comme un centre de formation en continu et c’est bien pour le derby français.

Si tu devais changer quelque chose à cette année de préparation ?


Je viendrais plus tôt ! A part ça non, je ne changerais rien et même si on a fait des erreurs ça nous permet d’apprendre et de ne pas les reproduire. Sur la fin, j’ai trouvé que je n’avais pas assez de temps pour leur apprendre tout ce que je voulais, mais ça c’est mon côté perfectionniste. Avec les coachs on ne s’entendait pas forcément sur tout au début et on a réussi à avoir une équipe qui marche au final. Ce sera une bonne chose pour le staff qui va prendre la relève, on pourra leur expliquer les problèmes qu’on a rencontré et aller au delà.

Un mot pour la fin ?


J’espère que l’expérience de la Team France et la mienne avec les jammeuses vont faire bouger l’idée qu’on se fait du coaching en France, car on est en retard sur ce qui se fait ailleurs. En tout cas par rapport à ce que j’ai vu en Angleterre ou aux Etats-Unis.
On a des choses à faire ou même à inventer. J’espère que ce qu’on a mis en place cette année en Team France sera répercuté dans les ligues, parce que ça fait monter le niveau et parce que les filles sont en demande.

Pour suivre Mr. Furieux sur facebook, c'est ici.

© Lightfield

Source : ICI

Commentaires

Bonjour Jj,
Je crois que Mr Furieux apporte son énergie et savoir aux Jammeuse. Bravo.
Bonne journée
Bises

Écrit par : covix | mercredi, 03 décembre 2014

Mr Furieux semble très connu...
Jj

Écrit par : Jj | lundi, 08 décembre 2014

article très intéressant. Le coaching un élément essentiel.
il y a bien longtemps que je n'étais pas venu avant mon pseudo c'était belbe si tu te souviens

Écrit par : bernieshoot | samedi, 06 décembre 2014

Oui, je me souviens, mais de mon côté, je ne suis plus vraiment présent non plus, l'écriture me prend beaucoup de temps !
Jj

Écrit par : Jj | lundi, 08 décembre 2014

Les commentaires sont fermés.